Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

blog d'un ancien conseiller municipal de Colombes, ville des Hauts de Seine

Publicité

Les glaneurs

Ils sont là, tous les jours sauf le lundi, à 7h50, postés dans la laverie. Une équipe de six à huit. Plus un petit chien. Derrière Monoprix. Des anciens ? Pas seulement. Parfois on voit un enfant avec eux, qui joue avec le chien. Assis, ils attendent le moment où il faudra agir. Ils sentent que l’instant est proche et les visages se tendent. Il va falloir faire vite avant que les éboueurs et les balayeurs du service municipal de propreté n’emmènent tout. Mais c’est prévu : les cabas sont là, les sacs prêts. Tous ont l’air grave des gens décidés. Ca y est ! Les personnels de Monoprix sortent les containers à ordures. Les restes de la veille. Ils débordent. La quête va être un succès ce matin. Les visages se détendent. Il n’y aura pas à se battre ensemble aujourd’hui.
Ils se lèvent, et traversent vivement. Ils ne regardent ni à droite ni à gauche. Qu’importe ce que pensent ces passants et les curieux. Ils sont professionnels, méticuleux. Les baguettes de pain jetées sont sorties de la benne. Il y en a bien une dizaine. Les boîtes de conserve, les vêtements neufs abîmés... Des résidus ? Une aubaine pour notre équipe. Cinq minutes plus tard, tout est razzié. C’est fini. On se disperse. A demain ?

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
C'est bien triste, en effet, mais c'est surtout indigne d'une société humaine qui devrait être capable d'aider les plus faibles d'entre ses membres à (re)partir du bon pied après un accident de la vie. Je suis toujours très affecté par les gens - majoritairement des personnes âgées voire très - qui font les poubelles, à la fin du marché dominical. Trimer toute sa vie pour, à son crépuscule, faire les poubelles... quelque chose ne va plus dans notre pays. On marche sur la tête.
Répondre