blog d'un ancien conseiller municipal de Colombes, ville des Hauts de Seine
Je souhaiterais souligner deux points à l'ordre du jour de ce conseil du 11 mai.
1. (Délibération N°6) Lancement d'une étude pré opérationnelle d'OPAH-RU sur les secteurs Brossolettes, les Vallées et le Plateau.
2. (Délibération N°42) Approbation du principe de création d'un périmètre de sauvegarde du commerce et de l'artisanat.
1. Une Opération Programmée d'Amélioration d'Habitat a pour but d'apporter une aide technique et financière aux propriétaires et occupants d'un bien qu'ils souhaitent remettre aux normes, rénover, ravaler, etc.. La commune, en échange, impose un cahier des charges sur le respect environnemental, patrimonial, architectural, etc..
En lançant cette étude pré-opérationnelle, nous amorçons la première touche d'une future opération consécutivement à celle du Centre-Ville qui avait rencontré un grand succès. On n'avait même voté une prolongation au delà de sa période initialement prévue. Aujourd'hui, cette méthode semble parfaitement convenir quand il faut aider et inciter les propriétaires, ou les occupants, à améliorer leur bien. D'autant que la ville sert surtout d'impulsion et de facilitateur beaucoup plus que de simple financeur. Les autres partenaires sont connus : L'agence Nationale d'Amélioration de l'Habitat, le Conseil Général, le Conseil Régional. Le rôle de la commune est d'accompagner les pétitionnaires dans leurs projet d'amélioration de l'habitat, en effectuant à leurs côtés les démarches nécessaires pour financer l'opération.
Nous ne pouvons que nous en féliciter, d'autant que nous pensons que cette méthode est exemplaire de la façon dont une ville doit s'engager dans son développement, non en dirigiste, mais en animateur, en initiateur.
Enfin, les quartiers concernés, Brossolette, les Vallées et le Plateau ouvrent un champ plus large que ce qui avait été prévu initialement par l'opposition. Et c'est une bonne chose, car l'OPAH présente, pour certains immeubles, situés pourtant dans des quartiers qu'il est convenu de juger prospères, un caractère d'urgence tant leur décrépitude est criante, cachant mal des situations terribles et indignes.
2. La création d'un périmètre de sauvegarde du commerce et de l'artisanat va bouleverser notre paysage commercial local. En effet, le vote de cette délibération change beaucoup de choses pour le centre-ville de Colombes. (Nous aurions souhaité étendre cette mesure aux autres quartiers, mais cette nouvelle loi, du 2 Août 2005, ne le permet pas). La commune pourra préempter les baux commerciaux au moment de leur vente. Cela entraîne deux conséquences : pour la première fois, la ville pourra choisir et interférer dans un changement de commerce, empêchant la disparition de certaines boutiques, de certains petits commerces de proximité (de bouche, par exemple) et assurer un équilibre dans l'offre du petit commerce du centre-ville. Nous demandons qu'un programme de commercialité du Centre-Ville soit bâti en lançant une étude de marché, une concertation avec les habitants, les commerçants et les usagers. Cette nouvelle prérogative doit être encadrée par des règles claires, connues de tous pour ne pas créer de situations ambiguës. Deuxième conséquence, la ville pourra posséder en propre un patrimoine commercial, comme elle possède un patrimoine social, et organiser les conditions de location de ses propres baux commerciaux. Je demande qu'une commission d'attribution soit créée afin de rendre transparente et juste ces attributions, qu'un service dédiée à cet effet voit le jour pour que les demandes soient enregistrées en bonne et due forme pour bénéficier d'une égalité de traitement, avant le choix de la commission. Sans ces deux mesures, la commune aura à rendre des comptes difficilement évaluables et sur lesquels les critiques risquent de pleuvoir....Alors que les intentions seront bonnes, sans doute, mais illisibles par les Colombiens.
Une image en voie de disparition...